Ce qui change concrètement
Jusqu'ici, un professionnel pouvait appeler un consommateur tant que celui-ci ne s'était pas inscrit sur la liste d'opposition Bloctel. La logique s'inverse : par défaut, l'appel est interdit, et seul le consentement préalable du particulier l'autorise.
Concrètement, un fichier acheté sans preuve d'accord des personnes devient inexploitable pour du démarchage B2C. La valeur se déplace du volume de numéros vers la qualité et la traçabilité du consentement.
Qui est concerné
La réforme vise le démarchage des consommateurs (B2C). La prospection entre professionnels reste possible, en respectant les règles du RGPD (intérêt légitime, information, droit d'opposition). Les centres d'appels mixtes doivent donc savoir, fiche par fiche, s'ils s'adressent à un particulier ou à un professionnel.
Comment s'y préparer
La priorité est la traçabilité : pour chaque contact, enregistrer la source et la date du consentement, conserver la preuve, et bloquer automatiquement les fiches sans accord valide. Un CRM qui documente le consentement à la fiche transforme l'obligation en simple étape de qualification.